Peintre-Pastelliste (n° siret : 510 561 301 00019)

A propos du Pastel

(Sources Wikipédia & Société des Pastellistes de France)

Le pastel a vraisemblablement été inventé en France et en Italie à la fin du XVe siècle et a été utilisé par Léonard de Vinci grâce à l’impulsion de Jean Perréal.

Le pastel connaît son âge d’or pendant le XVIIe siècle, où ses couleurs franches et son aptitude à imiter fidèlement les tissus, les textures et les lumières le rendent indissociable de l’art du portrait. Il est utilisé par de nombreux peintres comme Rosalba Carriera, Charles Le Brun, Robert Nanteuil ou Joseph Vivien.

Au XVIIIe siècle, le pastel connaît son apothéose. Il est notamment utilisé par Maurice Quentin de la Tour, le « prince des pastellistes », qui met au point une méthode de fixation du pastel aujourd’hui disparue. Jean Siméon Chardin, Jean-Baptiste Perronneau et Jean-Etienne Liotard explorent d’autres voies plus spontanées ou intimistes.

Portrait au pastel de Louis XV par Quentin de la Tour

Le pastel, symbole de la grâce de l’Ancien régime, tombe en désuétude peu après la Révolution au profit du néo-classicisme et de la peinture à l’huile.

En 1885, les artistes pastellistes réagissent, ils créent la Société des Pastellistes. Grâce aux talents d’artistes comme Degas, Puvis de Chavannes, Besnard, Levy, Helleu, Gerveix, Mary Cassatt, Chenet, et de nombreux artistes de grand talent, l’art du pastel fait de nouveau la conquête des amateurs d’art. Le critique d’art Félix Fénéon constate :  …« le Pastel renoue avec le succès…les amateurs de nouveau l’adorent » … « c’est aussi un formidable renouveau des sujets »…

En 1929, avec le décès de son Président Henri Gerveix et l’Art Contemporain qui le considère comme un art mineur, l’art du pastel disparaît peu avant la Seconde Guerre Mondiale.

Les pastellistes se mobilisent de nouveau pour sauver leur Art.

En 1984, la Société des Pastellistes renaît sous le nom de Société des Pastellistes de France, elle engage une « Croisade culturelle » et organise des Expositions Internationales prestigieuses avec les Sociétés de pastel étrangères et les pastellistes professionnels de 25 nations.

L’art du Pastel fait de nouveau la conquête des amateurs d’art.

En 2009, dans son éditorial, David Gauduchon, rédacteur en chef du magazine d’art « Pratique des Arts » , constate … « Sans conteste, l’art du pastel fait preuve aujourd’hui d‘une belle vitalité. L’image d’un mode d’expression tombé en désuétude…relégué par certains au rang des arts mineurs, ne semble plus être un fait acquis. Le temps passe et les modes trépassent…il est intéressant de noter à quel point ces bâtons de pigment…n’ont rien perdu de leur éclat et occupent aujourd’hui le devant de la scène artistique »…

Composition des bâtonnets de pastel

Les pastels sont des bâtonnets de couleur composés de pigments, d’une charge et d’un liant.

On distingue les pastels secs (tendres ou durs) des pastels gras (à l’huile ou à la cire).

Les bâtonnets de pastel sont composés :
  • de pigments pour la couleur : minéraux (ocres, terre de sienne) ou organiques (sépia, phtalocyaniques, azoïques) ou végétaux (pastel des teinturiers (Isatis tinctoria)
  • d’une charge, qui est en général de la craie ou du plâtre et qui sert à donner sa texture du pastel ;
  • d’un liant qui assure la cohérence et conditionne la dureté du bâtonnet. Il s’agit de gomme arabique pour les pastels secs, et d’huile ou de cire pour les pastels gras.

Types de bâtonnets

On dispose dans le commerce des bâtonnets de pastels de différentes formes et longueurs. La taille standard mesure une dizaine de centimètres mais on trouve aussi des bâtonnets de demi-longueur qui permet de disposer d’un plus grand éventail de couleurs et d’avoir une meilleure prise en main de l’outil.

Contrairement à la peinture de type peinture à l’huile, gouache ou acrylique, qui permet de créer une infinité de couleurs à partir de mélanges, le pastel ne permet de mélanger les couleurs que de manière limitée. En effet, le mélange des couleurs sature très rapidement les pores du papier sur lequel on peint. Le pastelliste doit donc se munir d’une gamme de couleurs la plus large possible.

En ce qui concerne les pastels secs :

Pastels tendres

Le pastel tendre est le type de pastel le plus fragile car le plus friable. Il est composé de pigments de craie et de gomme arabique comme liant. Ce sont les pastels pour lesquels on trouve une gamme chromatique la plus étendue dans le commerce.

De nombreuses marques de pastels sont disponibles, chacune présentant des qualités différentes, notamment en termes de tendreté du bâtonnet et donc de friabilité. Il est conseillé d’utiliser un fixatif pour protéger le dessin.

  • Les pastel allemands « Schmincke«  sont très doux et couvrants, mais saturent rapidement le papier.
  • Les pastels français « Sennelier«  ont des couleurs éclatantes, mais sont parfois friables et fragiles.
  • Les pastels anglais « Winsor&Newton«  peuvent constituer un bon compromis entre ces deux.
  • Les pastels anglais « Unison Colour«  sont d’une tendreté moyenne et présentent une gamme colorée particulière.
  • Les pastels français « Girault«  (fabriqués en Dordogne) secs, tendres, extra-fins de par leur consistance, permettent toutes les méthodes picturales d’application (traits, fonds, hachures, superposition de teintes)
  • Les pastels américains « Terry Ludwig », fabriqués artisanalement à la main,  sont plus veloutés et présentent plus de 500 couleurs intenses sous forme de gros bâtonnets carrés

Pastels durs

Les pastels durs sont plus solides et sont généralement présentés quelquefois sous forme de bâtonnets carrés, apparentés aux craies. Parmi eux on trouve les célèbres « carrés Conté » de la marque française Conté.

Parmi eux également les pastels hollandais « Rembrandt » de Royal Talens  moins onéreux.

Il existe d’autres marques, la liste ci-dessus n’étant pas exhaustive.

Crayons pastels

Les crayons pastels sont des pastels conditionnés sous forme de crayons en bois avec une mine de pastel dur. Ils permettent un travail précis, s’affûtent facilement et résistent au choc. Ils ne sont en revanche pas adaptés aux larges surfaces.

Supports pour pastels secs :

Le pastel permet un contact direct entre les pigments couleur et le support. La texture du support est ainsi très importante car elle conditionne directement l’aspect final de l’œuvre. Les pastellistes utilisent donc de préférence des papiers à grain pour une bonne accroche.
Le support le plus courant est la feuille de papier à dessin, type Ingres, dont la surface vergée ou alvéolée permet de retenir la poudre de pastel. Il existe plus spécialement pour le pastel des papiers préparés tels le papier velours à la surface très douce, ou les pastel card à la surface plus rêche. Ce dernier a l’avantage de saturer moins rapidement. Alternativement, on peut utiliser un papier aquarelle à grain, voire du contrecollé pour encadrement.
D’autres supports nécessitent d’être préparés avec un enduit chargé (gesso acrylique et poudre de pierre ponce), voire directement un apprêt pour pastel. C’est le cas pour le bois, la toile, le verre ou le métal, voire le papier ou le carton si l’artiste souhaite personnaliser la texture.
La couleur du fond est d’une importance fondamentale au pastel. Les papiers pastels sont proposés en différentes teintes, sinon l’artiste peut lui-même teinter son papier à l’aquarelle. La couleur du fond dépend du sujet : selon le goût et l’intention de l’artiste, elle sera choisie selon le principe des complémentaires, ou par contraste (chaud/froid, clair/sombre).

Matériel complémentaire :

Le pastelliste utilise un certain nombre d’outils en plus des bâtonnets de pastel :

  • des estompes, qui sont le plus généralement des petits tortillons de papiers ou de tissu, permettant d’étaler le pastel sur le support avec précision, pour créer des fondus ou des mélanges de couleur ;
  • des pinceaux ou ses doigts, pour la même finalité. L’utilisation des doigts pour étaler le pastel permet des effets de grande précision et le massage produit sur les doigts du pastelliste est une des raisons de la réputation de sensualité attachée au pastel ;
  • une éponge, pour étaler le pastel, effectuer des effets grâce à l’humidité ou retirer une couche de pastel ;
  • une gomme mie de pain, qui est apparentée à de la pâte à modeler et dont la texture collante permet de retenir les particules de pastel. Cet outil indispensable au pastelliste permet de corriger ses erreurs mais aussi de dessiner en négatif en retirant de la couleur ;
  • un fixatif qui permet de fixer les pigments sur le support. Le fixatif est un produit chimique semblable à de la laque, disponible en aérosol ou sous forme liquide. L’application d’un fixatif est optionnelle : les artistes trouvent qu’il affadit et empâte les couleurs. Le pastel se conserve très bien sans fixatif à condition que l’œuvre soit protégée par un encadrement sous-verre.

Technique du pastel :

La technique du pastel s’apparente à la fois au dessin et à la peinture. Certains artistes utilisent une technique proche du fusain fondée sur l’utilisation de lignes et l’estompage, d’autres ont une approche picturale en superposant des couches épaisses de couleur. Les possibilités du pastel sont très étendues.

Le pastelliste peut utiliser ses bâtonnets de différentes manières :

  • avec le chant pour des traits précis ;
  • avec la tranche pour le travail des surfaces ;
  • écrasé pour étaler la poudre sur le support et produire une zone de couleur floue.

Une pression contrôlée et ces trois techniques permet une grande richesse de traits et de textures, mais la vraie force du pastel est certainement la pureté et la vibration de ses couleurs.

Le pastelliste peut à la fois utiliser des couleurs pures (application simple des bâtonnets), le mélange de couleurs par superposition et fusion (le pastelliste étale une couleur sur l’autre) et le mélange optique (le pastelliste superpose des traits de couleur).

La fragilité du pastel implique une technique de conservation particulière car un pastel non protégé se dégrade à la moindre manipulation. La meilleure protection reste l’encadrement sous verre. Il est aussi d’usage de fixer les œuvres. Le stockage se fait à plat, face peinte contre une feuille de papier cristal.

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